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Bienvenue sur Lily James France, votre seule et unique source francophone sur l'actrice Britannique Lily James. Connue internationalement par ses rôles dans Downton Abbey et Cendrillon, nous la retrouvons en ce moment dans Baby Driver, puis prochainement dans Darkest Hour, Guernsey et Mamma Mia: Here We Go Again! en 2018.
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Lily James semble tout avoir. Et je ne parle pas seulement de sa beauté classique qui nous fait tourner la tête ou de sa carrière Hollywoodienne qui monte en flèche. C’est déjà un bon début. Je parle aussi de la tendresse, de la petite amie aimante, et d’un pub local qui l’accueille chaleureusement. « Ah, c’est Lily et Matt », dit un barman alors que l’actrice s’engouffre dans la taverne du Nord de Londres, où nous avons convenu de nous rencontrer, main dans la main avec son petit ami depuis plus de deux ans, l’acteur Matt Smith. Smith (si vous ne le connaissez pas déjà dans le rôle du personnage titre de ‘Doctor Who’, vous le reconnaitrez certainement pour sa performance impeccable du Prince Philippe dans ‘The Crown’) s’en va après que nous nous soyons assises – il assiste à la Wrap Party de la saison 2 de ‘The Crown’ ce soir. Mais parce que James a tourné son dernier film à Cornwall, ‘Guernsey’ sur l’époque de la 2e Guerre Mondiale, le couple s’est à peine aperçu pendant des semaines. Elle lui souhaite bonne chance avant de crier un « Je t’aime ! » – dans un éclat de voix – puis porte une main à sa bouche et rit. « Oh mon Dieu, c’était tellement embarrassant. Désolée ! »

Habillée d’un jean déchiré aux genoux, un crop top noir, une paire de mocassins noirs, avec de simples bijoux en or encerclant son cou, ses poignets et ses doigts, James pourrait passer pour n’importe quelle vingtaine-quelque-chose en congé. Puis vous regardez un peu plus attentivement et remarquez que son trench déboutonné couvrant le reste de sa tenue provient de dernière collection de Burberry (elle est le visage du parfum ‘My Burberry Black’). Après avoir été attiré par sa peau albâtre – magnifique et sans maquillage – et par ses yeux marron en amande, vous ne pouvez pas vous empêcher de remarquer cette taille marquée, la source de beaucoup d’hystérie après la sortie de ‘Cendrillon’. Non, vraiment ! Un nombre incalculable d’articles – des analyses, des pensées profondes, dirons-nous – sont apparus après la sortie du film, se demandant si cette « maigre taille » la disqualifiait de la considérer comme un modèle.

« Il y a des moments où ça m’a vraiment peiné parce que j’étais le personnage principal de ce film qui parlait de gentillesse et de bonté, et tous ces gens ne semblaient parler que de ma taille », se souvient James. « Je me disais ‘C’est tellement bizarre ; vous êtes en train de rater l’essentiel.’ »

Malgré ces expériences déconcertantes, James reste le plus souvent imperturbable face à l’obsession Hollywoodienne. « Nous avons tous nos propres insécurités et des choses contre lesquelles nous luttons – nous sommes tous humains. » dit-elle. « Je pense que c’est frustrant, l’esthétique irréelle à laquelle nous aspirons. Elle est perpétuée par ce que nous voyons et l’image que nous montrons. C’est pour cela que les réseaux sociaux me font peur, parce qu’ils vous poussent à montrer constamment une meilleure version de vous-même. »
Mais sa résistance émotionnelle et son attitude corporelle bien ajustée ne nient pas que les critiques – aussi infondées soient-elles – peuvent blesser. « Il y a toujours des choses dont je me souvienne de la première fois que je suis apparue dans la presse. J’ai survolé tous les commentaires du Daily Mail … ‘Elle n’est même pas moche. Elle est juste ordinaire.’ Ou des choses sur mon jeu d’actrice où je me disais ‘Oh mon Dieu …’ Je me souviens être sur scène et jouer ‘The Seagull’. Je jouais une scène et pensais à un commentaire qui disait combien mon jeu était nul. C’est à ce moment que je me suis dit ‘Je dois arrêter de faire ça.’ »

Née Lily Chloe Ninette Thomson, James a changé son nom en hommage à son père, James Thomson, mort d’un cancer en 2008. A maintenant 28 ans, l’actrice a été élevée dans le comté de Surrey, à tout juste 40 minutes de Londres, et née entre deux frères. Elle a grandie avec une impulsion créative et idolâtrait sa grand-mère, l’ancienne actrice Américaine Helen Norton, qui parmi ses nombreux rôles avait fait une apparence dans le film de Ridley Scott ‘Alien’ incarnant la voix de Mother, l’ordinateur de bord du navire. C’est donc tout à fait logique que ce soit la voix mielleuse de James qui ait d’abord retenu l’attention du réalisateur Sir Kenneth Branagh quand il l’a auditionné pour le rôle de la plus généreuse des princesses Disney.

Adolescente, James a participé à des spectacles d’école d’arts avant d’étudier à la Guildhall School of Music and Drama, qui avait compté comme élèves Daniel Craig, Joseph Fiennes, Damian Lewis et Michelle Dockery. Après avoir obtenu son diplôme, elle a été casté pour le rôle principal dans ‘Fast Girls’ – un film indépendant au grand cœur sur une équipe de relais féminine. C’est la première fois qu’elle a pu profiter du titre ‘d’actrice’. « Je me souviens que je devais teindre mes cheveux en blond, et je venais juste de quitter l’école d’arts dramatiques. » dit James. « J’ai adoré ça parce que les gens me disaient ‘Oh ?’ et je leur répondais ‘Oui, je me suis teint les cheveux en blond parce que je suis une actrice.’ » Elle éclate d’un grand rire contagieux.

La qualité incontestable de James, sa confiance illimitée en elle, fait d’elle la Deborah idéale – ce rôle principal féminin attachant et amoureuse dans nouveau film de gangster d’Edgar Wright, ‘Baby Driver’. Wright, réalisateur de grands films de geek comme ‘Shaun of the dead’, ‘Hot Fuzz’ et ‘Scott Pilgrim vs the World’, évolue vers quelque chose de plus sombre dans ce nouveau film, dans une ambiance plus mature. L’ensemble du casting inclue également le dandy planétaire Ansel Elgort, avec l’aide de stars reconnues comme Kevin Spacey, John Hamm et Jamie Foxx. « Edgar est comme un démon impressionnant sur un plateau de tournage – de la meilleure des façons – parce qu’il ne dort jamais vraiment, et il semble ne jamais avoir vraiment besoin de sommeil. » dit-elle. « Nous avions vraiment de longues journées et des tournages de nuit, et il avait cette énergie implacable et cette passion pour ce qu’il faisait – c’était contagieux. C’était très excitant parce qu’il y avait du bruit et des cascades ; c’était plutôt cool. » Le film est aussi une forme de nouveau départ pour James, qui empilait les projets historiques et les drames à corsets, de ‘Downton Abbey’ à ‘War and Peace’.

En tant que jeune actrice, James a déjà partagé l’affiche avec des poids lourds comme Cate Blanchett, Jim Broadbent et Christopher Plummer, pour en nommer quelques-uns. Et elle a été dirigée par quelques-uns appartenant aux meilleurs d’Angleterre, dont Joe Wright, Sir Kenneth Branagh (deux fois !) et plus récemment l’infatigable Mike Newell, connu pour ‘Four Weddings and a Funeral’, ‘Harry Potter et la Coupe de Feu’ et ‘Donnie Brasco’. Wright a dirigé James dans le drame de guerre très attendu ‘Darkest Hour’, avec Gary Oldman en tant que Winston Churchill. Elle en est surement reconnaissante, mais semble plutôt déphasée par ce parterre de talents avec lesquels elle travaille.

« Ce qui est génial c’est qu’au moment où vous avez le rôle, vous avez soit auditionné ou déjà travaillé avec le réalisateur, ou soit vous avez juste passé du temps à discuter sur le film. » dit James. « Avec Joe [Wright], il est venu et m’a vu dans ‘Roméo et Juliette’ (sur la scène du West End). On a dîné ensemble et beaucoup parlé du projet, ce qui faisait qu’au moment de tourner le film, il y avait déjà un vrai sens de la franchise. Je pense que chaque acteur a cette petite peur qu’il ne puisse pas parvenir à ‘faire venir les choses de la bonne manière’, donc c’est vraiment rassurant de savoir que vous êtes assuré par un bon réalisateur. »

Mais ce n’était pas toujours si simple. Passer des auditions peut être un processus démoralisant et James avoue que « quelle que soit l’heure de la journée » elle peut encore être connue aujourd’hui pour descendre un Bloody Mary avant de se rendre à une lecture. « Je dois toujours porter un top avec un col haut quand je passe une audition parce que je me met à avoir une éruption de plaques rouges. Je suis tellement nerveuse. » dit-elle. « Et je fais ce que j’ai à faire, et après je me sens sale, en me disant ‘Oh, j’ai seulement donné ça’, et eux disent ‘Ok merci’. Vous sortez et vous vous sentez trahis. »

Sa ‘plus sale’ expérience est survenue pendant une audition matinale. « C’était pour une série Shakespearienne. Je devais embrasser un garçon, et nous venions juste de nous rencontrer – et j’ai dû le faire avec trois gars différents dans la même journée. » se souvient James. « Je n’ai pas eu le rôle, mais j’ai embrassé trois Bill Shakespeare différents en un jour. Je ne ferais plus ça aujourd’hui. »

En fait, la chose sur laquelle James travaille maintenant est ‘extérioriser exactement ce qu’elle veut – ce qui marche, et ce qui ne marche pas – dans son travail. « J’ai remarqué que quand je joue je me dis toujours ‘j’aimerais une autre prise’ mais … probablement parce que je suis dans moment où je suis vulnérable, je dis ‘je pense que je veux la refaire’, et puis je tente de me justifier. Mas quand c’est l’équipe du film qui veut la refaire – parce que la netteté ou la lumière n’était pas bonne – ils disent ‘Encore une autre !’, et nous recommençons. Donc je pense que c’est ce que je vais essayer de faire. » dit-elle. « Nous sommes tous amenés à avoir cette attitude de constamment s’excuser et être modeste, du fait que aujourd’hui, quand quelqu’un est direct et dit ce qu’il veut, on dit qu’il est impoli. Mais il ne l’est pas, il est juste clair ! »

L’actrice espère que cette approche plus directe va influencer aussi sa vie en-dehors des caméras, où elle essaye souvent d’être plus décisive. Derrière cet interminable sourire, James révèle qu’elle est en fin de compte assez ‘négative’, et qu’elle se torture souvent sur des lourdes décisions. « Ma mère veut vraiment que j’arrête de me dire ‘Si seulement j’avais fait ça …’ » confie-t-elle. « J’étais sur le point d’acheter mon premier appartement, ce qui aurait été super, mais j’ai paniqué à la dernière minute – ça m’a semblé être un grand pas, et ce n’était pas encore bon. J’ai abandonné, et j’ai perdu de l’agent. Je suis quelqu’un de très indécis. »

Cela dit ce n’est pas entièrement vrai, car James est certaine d’une chose : elle sait qu’elle adore jouer – et ce chaque facette. Elle est conduite par le son du travail, ce qu’elle a fait de manière si constante depuis son adolescence. Elle l’a prouvé à elle-même dans le grand théâtre – dont Tchekhov et Shakespeare – a ébloui dans des films à studios comme Cendrillon et investi ses talents dans des pépites indies comme ‘Little Woods’ prévu pour 2018, première réalisation de la scénariste lauréate du Sundance Film Festival. « Je suis très ambitieuse. » dit James. « Et j’aime vraiment jouer, donc je veux continuer de travailler et de progresser. Je le prends comme une drogue : c’est palpitant et addictif. Des fois je me trouve fatiguée, et je veux seulement être en vacances et ne pas travailler. Mais après je lis un scénario et je me dis ‘Oh, merde ! J’adorerais jouer ce rôle !’ J’aimerais juste être ça, et exister dans ce monde – ça, c’est le meilleur des sentiments. »

Source : DuJour (Juin 2017)
Traduction : Lily James France © Creditez pour tout emprunt. Merci.